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90% des accidents routiers sont évitables

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L’agriculture demeurera longtemps un métier dangereux car c’est une activité ou la gestion du temps est capitale.  Les exploitants agricoles subissent une pression importante à de nombreuses périodes de l’année, et notamment lors des traitements phytosanitaires et de la récolte.  La valeur d’une récolte peut être réduite considérablement si elle n’est pas traitée ou ramassée au bon moment.  Il faut donc agir vite. Il est difficile de travailler sereinement et en totale sécurité lorsqu’on est sous pression.

engin agricole tracteur sécurité

 

Les opérateurs de tracteurs ne doivent cependant pas oublier qu’ils manipulent un équipement lourd, leur tracteur ou engin agricole, qui nécessite la plus grande prudence, sans exception, lors de ses déplacements.

 

13 à 14% des accidents routiers entraînent un arrêt de travail, d’une durée moyenne de 73 jours, et parmi ces accidents, près d’un quart avec incapacité permanente sont imputables à la route.

 

Même si l’on note une évolution positive avec une baisse sensible du nombre des accidents depuis une dizaine d’années, la situation demeure préoccupante.  Au-delà du drame humain, ces accidents constituent un véritable fléau économique pour l’entreprise.

 

Il faut espérer que parmi nos amis internautes qui ne sont pas agriculteurs, certains ont conscience qu’ils conduisent également un équipement lourd, leur voiture, et qu’ils semblent également toujours pressés. Les usagers de la route, dans leur ensemble, sont responsables de beaucoup d‘accidents subis par les agriculteurs. 

 

En matière de prévention du risque routier, on préfère parler d’évitabilité plutôt que de responsabilité. C’est un fait, si on analyse avec soin les circonstances des accidents, 90% d’entre eux sont évitables. 

 

On peut être juridiquement non responsable d’un accident (par exemple dans le cas d’une collision par l’arrière) et pourtant une meilleure attention aurait peut-être permis d’éviter l’accident en ralentissant moins vite, ou en s’autorisant une marge de sécurité avec le véhicule de devant, si on est déjà à l’arrêt. 

 

Autre exemple : en réalisant systématiquement un petit contrôle visuel en tournant légèrement la tête avant de changer de direction, on supprime le phénomène de l’angle mort.

 

N’oublions pas que ce sont les habitudes de conduite de chacun d’entre nous qui doivent changer pour améliorer la sécurité de tous.

 

 

Philippe Virson

Préventionniste



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