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Grippe aviaire : que faire pour endiguer durablement l’épizootie ?

Elevage
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Le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll, a annoncé le 21 février l’abattage préventif de 360.000 canards sur les Landes, premier département producteur de foie gras en France. Cette mesure s’inscrit dans la continuité de 1.200.000 canards déjà abattus depuis que le virus est revenu dans la région du Sud-Ouest.

La remise en production devrait intervenir fin mai selon le ministre de l'Agriculture, qui a fait ces annonces après avoir rencontré les professionnels de la filière avicole la veille à Mont-de-Marsan, à qui il a déclaré : "Je crois en l'avenir de la filière foie gras".

Il a été également question des indemnisations des éleveurs, qui seront engagées dès le mois de mars, selon le ministre de l’Agriculture.

Les enjeux sanitaires sont très sensibles, car plus le virus H5N1 se multiplie dans les populations de canards, plus la probabilité augmente de voir apparaître par mutation génétique une souche transmissible à l'homme. A ce jour, aucune transmission interhumaine n'a été constatée, mais le virus continue de faire quelques victimes tous les ans, principalement des personnes travaillant dans des élevages de volailles et directement exposées à de fortes charges virales.

Un risque élevé pour les éleveurs de volailles

Les enjeux économiques sont également importants, car la région toute entière du Sud-Ouest est productrice de volailles, et pas uniquement de canards.

Parmi les pistes pour repartir sur de bonnes bases après la remise en production.

  • Limiter les transports entre les fermes. Pour cela, celles-ci doivent idéalement intégrer tous les stades de la production, du caneton à l’abattage.
  • Sécuriser les transports pour éviter les propagations de plumes et de fientes.
  • Contrôler les marchés ruraux, avec des animaux vivants.
  • Réintroduire plus de variétés différentes dans les canards du Sud-Ouest. Aujourd'hui, les volatiles sont majoritairement issus de la même souche, ce qui fragilise les populations.
  • Retrouver une production fermière plus respectueuse de l’animal, qui minimise les risques liés au stress (vulnérabilité aux virus) et à la surpopulation dans les élevages intensifs en bâtiments d’élevage, nécessitant un recours élevés aux antibiotiques qui fragilisent les canards.
  • Interdire les exploitations ne respectant pas les règles élémentaires de biosécurité.


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