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Arrêter de fumer sans difficulté

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Les agriculteurs fument sensiblement moins que la moyenne des français, et c’est une bonne chose pour leur santé et leur budget. Le monde agricole est pourtant sujet au stress et aux difficultés économiques. On doit sans doute ces bons résultats au « bon sens paysan ». Les agriculteurs étant plus proches de la nature, et réalisant des efforts physiques réguliers, se rendent bien compte de la nocivité du tabac. Pour les agriculteurs qui fument et qui voudraient arrêter, nous avons de bonnes nouvelles, et cela tombe bien, c’est la période des bonnes résolutions…


 

Imaginez une drogue qui cause le décès prématuré de 50% de ses consommateurs, coûte 50.000 € à l'intoxiqué moyen dans sa vie, l'affaiblit, détruit son amour-propre et sa confiance en lui même et n'a pas un seul avantage, oui vraiment pas un seul. 

Cette drogue est la nicotine, un poison si puissant que le contenu d'une seule cigarette injecté directement dans une veine est suffisant pour causer la mort en quelques heures.

Il est possible de se convaincre d'arrêter de fumer pour toujours, sans aucun regret, en appréciant toujours autant sa vie sociale, et en affrontant mieux encore les situations stressantes.

 

Comment ? En suivant la méthode élaborée par Alan Carr, un ex- grand fumeur, une méthode qui a rencontré un énorme succès dans le monde, et éprouvée depuis plus de vingt ans. Cette méthode n'est basée sur aucun artifice, et n’a rien d’un traitement de choc. Alan Carr n’est  ni médecin, ni psychiatre, c’est de bon sens dont il s'agit d'abord.

Nous vous invitons à consulter le site officiel d’Alan Carr. http://allencarr.fr/

De nombreux ouvrages ont été publiés par cet auteur et des sessions d’aide au sevrage sont régulièrement organisées dans toute la France. Il ne s’agit pas d’une publicité, mais d’une recommandation basée sur une expérience vécue.

 

Voici quelques-uns des grands principes proposés par cette méthode.

Fumer n’est pas un plaisir

Pour la plupart des fumeurs, la seule idée de manquer de cigarette crée un sentiment de panique. Même les fumeurs occasionnels, il suffit de les observer dans les soirées, ils se prétendent libres, cependant ils se damneraient pour une cigarette ! 

Ce n'est pourtant pas le goût de la cigarette qui peut justifier cette frénésie. Les fumeurs se souviennent probablement du goût détestable de la toute première cigarette, et de l'effort qu’ils ont dû produire pour inhaler. Mais on s'habitue à tout. C'est un peu comme travailler dans une porcherie. Au bout d'un certain temps, on s’immunise contre l'odeur des cochons.

 

Démontrer le mécanisme pernicieux de la dépendance

Quand la nicotine de la première cigarette de la journée quitte le corps du fumeur, cela crée une impression de mal-être et de vide.  En allumant une nouvelle cigarette, la dose de nicotine est renouvelée et cette impression de mal-être et de vide disparaît immédiatement. C'est cette impression que les fumeurs appellent « plaisir ». C'est exactement comme porter des chaussures trop petites juste pour le plaisir de les retirer.    Et plus on espace deux cigarettes, plus l'illusion du plaisir est grande. C'est ainsi que la meilleure cigarette est souvent celle juste après une période d'abstinence (repas, cinéma…), la 1ère de la journée est également souvent citée comme la meilleure par de nombreux fumeurs. 

En fait, il n’y a aucun plaisir dans la cigarette. Ce que le fumeur apprécie réellement, c'est de revenir à l'état où il était en permanence avant d’allumer sa toute première cigarette.  Ironiquement il essaie de se sentir aussi relax qu'un non-fumeur.

 

Enlever les illusions des fumeurs occasionnels…

La tendance naturelle d'un fumeur est de fumer à la chaîne. Certains fumeurs parviennent à limiter leur consommation par un constant et épuisant "self control", ou tout simplement parce que leurs poumons ne peuvent pas en supporter plus. Mais paradoxalement ces fumeurs sont encore plus dépendants. Ils ont moins de désir d'arrêter car les effets négatifs apparents sont moindres mais aussi car l'illusion du plaisir est d'autant plus forte que l'abstinence entre deux cigarettes est longue. D'où une plus grande difficulté pour décider d'arrêter.

 

…Et sur le manque de volonté.

C’est faux ! On connait tous des grands fumeurs qui font pourtant preuve d'une grande volonté par ailleurs, dans leur travail ou dans leur hobby par exemple.  

En fait, il faut beaucoup de volonté aux fumeurs pour bloquer leur esprit aux terribles risques de santé et à la pression sociale constante qu’ils doivent endurer aujourd'hui.

Pourquoi les fumeurs pensent-ils que c'est difficile d'arrêter ? Parce qu'ils sont persuadés qu’ils doivent faire un réel sacrifice.

 

Exemple d’une expérience dans laquelle beaucoup de fumeurs pourront s’identifier (le taux d’échec pour arrêter de fumer est de 80%)  : quelques jours après avoir arrêté, vous avez commencé à faire des économies, vous avez gagné de la confiance en vous et avez cette impression merveilleuse de ne plus être un esclave. Cependant pour une raison mystérieuse, vous voulez toujours une cigarette mais n'êtes pas autorisé à en prendre une. La mémoire étant sélective, vous focalisez sur la cigarette que vous préfériez et les raisons qui vous ont fait arrêter disparaissent les unes après les autres. Vous commencez à vous sentir misérable. C'est l'une des occasions pour lesquelles votre cerveau a été programmé pour allumer une cigarette et cela vous déprime encore plus. Vous commencez à chercher un prétexte pour fumer juste une cigarette et à force, vous le trouvez. La nicotine étant une drogue intraitable pour ceux qui y ont déjà touché, la dépendance revient très vite, même après des mois d'abstinence. 

La crainte du sevrage peut se comprendre, mais est-ce comparable avec les maladies terribles que l’on risque ? C'est comme une bombe à retardement dont on entend le tic-tac à l'intérieur de soi. On ne connait pas la longueur du fusible et le seul espoir est d’arrêter avant qu'il ne lâche.

 

La dépendance est plus mentale que physique.

Bien que la nicotine soit la drogue la plus puissante par la rapidité avec laquelle elle intoxique le fumeur, heureusement il n’est jamais complètement. Les effets physiques indésirables du sevrage disparaissent au bout d'une semaine. Après trois semaines, le fumeur n’est physiologiquement plus intoxiqué (*).  

(*)Une étude japonaise de 2007, http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/17942810  montre qu'après trois semaines d'arrêt du tabac, le nombre de récepteurs nicotiniques présents dans le cerveau des fumeurs chroniques revient au même niveau que celui des non-fumeurs.

Pour aller plus loin dans cette réflexion, et pour se donner les moyens d’arrêter définitivement, vous pouvez consulter le site officiel d’Alan Carr http://allencarr.fr/  ou  vous procurer un de ses ouvrages, très pédagogiques.  

Voir également : https://fr.wikipedia.org/wiki/Allen_Carr

 

Pour d'autres infos utiles, il existe des sites « institutionnels» qui fourmillent de chiffres et de conseils. On y apprend notamment que la fumée de cigarette contient environ 4000 produits toxiques, dont une cinquantaine sont cancérigènes. Parmi ceux-ci le monoxyde de carbone, l’acétone, le cyanure d'hydrogène, l’ammonium, le mercure, le plomb, le benzène, le cadlium et même de l’arsenic ! 


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