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Les chiffres de l'assurance agricole

Générales
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Dans son rapport annuel, la Fédération Française de l’Assurance fournit de précieuses indications sur les assurances souscrites par les particuliers, les entreprises et le secteur agricole en France.

Les agriculteurs dépensent 1,8 milliards d’euros dans leurs assurances chaque année.

Le principal contrat d’assurance est le contrat multirisque incendie et risques divers, qui représente 44% du budget total. Il faut y ajouter 4% avec le volet catastrophes naturelles qui est comptabilisé séparément, et la Responsabilité Civile Générale (1%) qui est souvent intégré dans le contrat Multirisques de l’exploitation. Le deuxième grand poste est la couverture des tracteurs et autres engins agricoles avec 27% des cotisations totales. Les assurances récolte (« grêle et tempêtes sur cultures ») viennent en 3ème position.

 

 

Evolution des cotisations selon le périmètre du marché professionnel et agricoles

Depuis 10 ans, sans surprise, la tendance d’évolution des cotisations est à la hausse, quel que soit la catégorie d’assurance. Ainsi en 2006, le total des cotisations était d’environ 6,6 Mds d’euros toutes catégories confondues alors qu’en 2015, il fallait compter 7,5 Mds d’euros, soit une hausse de 13,6%.

Si l’on se penche sur les valeurs Dommages aux biens agricoles, on peut voir qu’elle passe de 907 millions d’euros en 2006 à 1 215 millions d’euros en 2015. Cette hausse de 34% s’explique :

  • D’une part, les assureurs ont subi de plein fouet les répercussions des crises des subprimes et des dettes souveraines, couplé à un environnement économique incertain.
  • D’autre part, car la sinistralité en catastrophes naturelles a été élevée de 2009 à 2012.

 

Evolution des cotisations selon le périmètre du marché

Sur le périmètre « Dommages aux biens agricoles », on dénombre deux grandes polices d’assurances : « Incendie et multirisques agricoles » et « Grêle et tempêtes sur cultures ».

En 2015, 784 millions d’euros de cotisation en multirisques agricoles et 431 millions d’euros de cotisation pour la grêle/tempêtes sur cultures.

La hausse la plus marquante reste néanmoins celle de la grêle/tempêtes sur cultures, avec des cotisations qui ont quasiment doublé sur la période étudiée. Il y a plusieurs explications, notamment liées au dérèglement climatique qui est à l’origine de plusieurs catastrophes naturelles ces dernières années. On se souvient notamment des tempêtes dévastatrices Klaus (2009)  et Xynthia (2010), des épisodes d’orages et de grêle en 2009, 2014, 2015 et 2016 qui ont ravagé des exploitations ou encore des épisodes de sécheresse de 2011 et 2015, et les inondations de 2016.

Deuxième explication, la hausse des subventions (jusqu’à 65% de prise en charge) qui favorise la souscriptions de ces assurances par les agriculteurs et viticulteurs.

Voici un graphique permettant de suivre l’évolution des sinistres de 2006 à 2015 :

 

 

*TGN : tempêtes, grêles, neige.

Les années 2009 et 2010 sont très marquées par les tempêtes Klauss (2009) et Xynthia (2010).

La fréquence des incendies et autres risques (heureusement faible) reste globalement stable.



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