Vous êtes ici

Le document unique pour identifier et prévenir les troubles musculo-squelettiques (TMS)

print printmail
Partager cet article :

Les troubles musculo-squelettiques (TMS) constituent la première cause de maladie professionnelle (85%) sur la population des actifs agricoles.

 

Les TMS regroupent une quinzaine de pathologies, souvent multifactorielles. Ils affectent les muscles, les tendons et les nerfs des membres et de la colonne vertébrale. Ils s’expriment par de la douleur et une gêne dans les mouvements, pouvant entraîner des difficultés dans la vie professionnelle et privée.

L’agriculture et la sylviculture (exploitation et travail du bois), et les métiers verts dans leur ensemble, sont particulièrement exposée du fait de conditions de travail souvent difficiles : postures pénibles, charges lourdes, gestes répétitifs, vibrations (tracteur), froid, souvent accentués par le stress de l’activité (délais).

La recrudescence des TMS depuis une vingtaine d’années s’explique notamment par des changements dans l’organisation du travail dans les exploitations agricoles. Beaucoup de tâches imposent des gestes précis et répétés, réalisés dans des postures difficiles.

De nombreuses études révèlent que les personnes de plus de 50 ans sont particulièrement concernées par les troubles musculo-squelettiques. Les femmes sont également plus exposées. Si elles sont moins nombreuses que les hommes à manipuler des charges lourdes, en revanche elles réalisent plus souvent des tâches répétitives sur les membres supérieurs (attachage de la vigne, élevage d’animaux, conditionnement de produits agricoles et animaux dont les volailles et les lapins).

Selon la MSA, la viticulture est la filière agricole la plus touchée par les TMS en nombre de cas déclarés (avec ou sans arrêts de travail). Si on considère en revanche la fréquence, ce sont les secteurs du traitement de la viande, l’élevage des bovins laitiers, les champignonnières et les conserveries qui sont les plus affectés.

 

Intérêt du Document Unique d’évaluation des Risques (DUER)

Le DUER est un outil à partir duquel il est possible de prévenir ce risque professionnel. En effet, toute démarche de prévention des risques doit nécessairement s’appuyer sur un état des lieux, et le DUER est l’occasion d’identifier et de repérer le risque TMS.

L'élaboration ou la mise à jour du document unique d'évaluation des risques doit être l'occasion de créer une dynamique de prévention sur les TMS.

 

Démarche de prévention des risques

En impliquant les salariés,  le chef d’exploitation ou son représentant identifie les situations à risques en observant le travail effectué et en dialoguant avec les personnes qui le réalisent.  Ce diagnostic permet de mettre en place des mesures de prévention adaptées pour remédier aux situations constatées.

 

Exemples de mesures pour réduire le risque de TMS

  • Réorganisation du travail : répartition des tâches, gestion des cadences pour permettre une récupération suffisance entre les mouvements, gestion des pauses,
  • Éviter les postures de travail pénibles, fixes ou contraintes : adapter les postures de travail  afin d’éviter les torsions du buste et les mouvements brutaux
  • Alternance des travaux qui permet un repos des muscles, une meilleure concentration et motivation. 
  • Formation et information des salariés sur les bonnes postures
  • Utiliser des outils mieux adaptés à la tâche, notamment au niveau des moyens de préhension
  • Diminuer les facteurs de stress : cadence, travail isolé, travail par à-coups…
  • Réalisation d’échauffements et d’étirements avant de commencer le travail, et en fin de journée. 

Ce sont toutes des mesures qui ne sont pas onéreuses à mettre en place.



Liens :
Cadre légal du DUER dans une exploitation agricole
Document unique incomplet : condamnation de l’employeur au pénal
Obligation de mise à disposition et sanctions en cas de non-respect
Quelles entreprises doivent rédiger un Document Unique et sous quelle forme ?

Tous vos EPI: masque phyto, gants... sur notre boutique !

Agrisur Boutique EPIAgrisur Bourique EPI

Quelques entreprises partenaires

;      Centre d'observation catastrophes naturelles

suivez-nous :      facebook                           Twitter

Abonner-vous : Flux RSS