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Ne perdez pas la tête, portez un casque

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Le port du casque, qui sauve souvent des vies, est devenu un réflexe dans certains secteurs comme le BTP.  C’est pourtant loin d’être le cas dans d’autres filières professionnelles, comme l’agriculture, dont les travailleurs sont beaucoup plus exposés qu’ils ne le pensent.

casque protection agricole

En agriculture, les principales expositions sont :

  • les travaux forestiers,
  • les travaux de maintenance ou d’entretien effectués sur les serres,
  • les manipulations d’objets lourds, en hauteur (bottes de paille),
  • les travaux en hauteur,
  • tous travaux de démolition et de construction.

Des études révèlent que non seulement la majorité des employeurs n’exigent pas le respect du port des casques dans les lieux de travail mais aussi que les salariés minimisent les risques de blessure.

Pourtant, une enquête réalisée par le Bureau of Labor Statistics (équivalent de l’INRS aux USA) révèle que plus de la moitié des travailleurs ont déjà été frappés sur la tête par un objet se trouvant en hauteur. Et un tiers des travailleurs non protégés ont été blessés par des objets stationnaires.

Confrontés à certaines situations dans l’exercice de leur activité, l’agriculture fait partie des secteurs où il est nécessaire de respecter les normes de sécurité tels que le port du casque et de chaussures de sécurité adaptés. Les agriculteurs manipulent souvent des charges lourdes telles que les bottes de foin et du matériel encombrant et le risque qu’un accident survienne doit être envisagé pour se protéger efficacement.

Malgré leur prix très abordable (ils commencent à moins de 10 €), les casques ne sont pas populaires, de par la gêne qu’ils occasionnent, leur relatif inconfort, et parfois leur côté jugé inesthétique.  De grands progrès ont pourtant été réalisés par les fabricants ces dernières années.

On se rend compte surtout dans la pratique que  de nombreux travailleurs ne mesurent pas réellement les risques auquel ils sont exposés.

Quels sont les risques encourus ?

Le port d'un casque de sécurité peut prévenir ou atténuer une blessure à la tête lors de chutes d'objets. On note deux types de casques : le type I qui protège contre les chocs au sommet de la tête et le type II qui contre les chocs supérieur et latéral.

L’employeur est tenu pour responsable en cas de non-respect des normes de sécurité et donc chargé de veiller à ce que les salariés portent des casques de sécurité sur le lieu de travail où il y a une possibilité:

  • de chute d'objets,
  • de choc contre des objets fixes, tels que des tuyaux ou des poutres,
  • des risques électriques (contacts, décharges électrostatiques, arcs électriques),
  • de projections de produits dangereux (matières incandescentes, liquides chauds ou corrosifs…).

Caractéristiques des casques

Les casques contiennent une suspension interne, qui fournit un espace d’environ  1,25 pouce entre la coque et la tête. Cet espace sert d’amortisseur en cas de choc.

Toutefois, la protection doit être adaptée et ne pas entraver le travail à effectuer. Par exemple, un casque à visière ne convient pas à un arpenteur qui doit souvent prendre des mesures.

Malgré les recommandations relatives au port du casque de sécurité, de nombreux travailleurs se plaignent soit du fait de la chaleur soit de l’inconfort à le porter toute la journée. C’est pourquoi le confort, l’ergonomie et la sécurité sont devenus des enjeux très importants pour les fabricants. Aujourd’hui, les fabricants parviennent à créer des casques qui pèsent mois de 300 grammes, alors que la majorité d’entre eux se situent dans une fourchette de 350 à 400 grammes.

Le port du casque doit s’apprécier (par l’employeur) selon les circonstances.  Il est des circonstances où le port est obligatoire, comme lors des travaux de démolition (R.4534-73), ou pour des travaux de montage, démontage et levage des charpentes et ossatures (R.4534-102).

Normes : voir notre article

Un meilleur confort d’utilisation des casques

Certains casques actuels sont fabriqués pour avoir des exigences de performance avec le moins de restrictions sur leur utilisation. C’est le cas des trous de ventilation qui sont destinés à réduire la température et l'humidité à proximité de la tête afin de se sentir plus à l'aise quand il fait chaud, réduire la sudation et éviter les irritations.  Ces aérations vont permettre à l’utilisateur plus de mouvement d'air entre le casque et la  tête.

Il est important de noter que la position exacte, le nombre et la taille de ces trous auront une incidence sur la ventilation et le confort du casque.  Surtout ne pas en ajouter par soi-même, cela pourrait réduire l’efficacité du casque.

Durée de vie des casques

La durée d’utilisation d’un casque est variable selon son matériau de fabrication et doit être indiquée sous la visière du casque (norme NF).

La qualité de l’entretien (voir paragraphe ci-dessous) est essentielle pour prolonger la durée de vie d’un casque.  Celle-ci dépend également de la fréquence d’utilisation. Aujourd’hui, la durée de moyenne d’un casque peut aller jusqu’à  cinq ans pour les casques en polyester renforcé, mais la plupart des casques commercialisés (polyéthylène ou polypropylène) ont une durée de vie de 3 ans. Il est cependant recommandé de changer tous les ans les casques dès lors qu’ils sont utilisés régulièrement.

Quelques fabricants proposent des casques équipés d’un indicateur d’usure UV pouvant changer de couleur à chaque fois qu’il faut le remplacer.

 

Dans tous les cas, nous vous conseillons de remplacer votre casque dès que vous remarquez des signes de :

  • perte de brillance de surface
  • coquilles cassant, fissures, trous, dents (d’où leur utilité !)
  • jugulaires, serre-nuque, ou attaches défectueuses

Si le casque a subi un choc important, et même si aucune détérioration n’est visible, il doit être remplacé.

Comment  entretenir les casques ?

Les casques doivent être conservés à l’abri de la lumière (UV), de la chaleur et des intempéries. Il est déconseillé de les exposer derrière une vitre, un pare-brise ou la lunette arrière d’une voiture.

 Les salariés sont tenus de prendre soin de leur équipement de protection individuelle (EPI). Les casques peuvent être nettoyées avec du savon et de l'eau simple, ou en utilisant une serviette humide. Les suspensions de matière plastique peuvent être nettoyées de la même façon. Certaines suspensions modernes sont équipées d'un bandeau à l'avant ou l'arrière du chapeau. Ils peuvent également être lavés doucement à la main.

Casquettes anti-heurt (NF EN 812)

Les casquettes anti-heurt (anti scalp ou anti choc) sont plus légères et esthétiques que les casques.  Elles protègent  la tête lorsque celle-ci vient heurter des objets durs ou contondants avec suffisamment de force pour provoquer des coupures ou autres blessures superficielles. Toutefois, elles ne protègent pas l’utilisateur contre les chocs provoqués par des chutes d’objets ou projections et ne doit en aucun cas se substituer à un casque de protection.

Quand les circonstances le permettent, et les risques sont moindres, une casquette de protection peut donc être utilisée.  Les employeurs, en fonction de l’activité, peuvent tenir compte du poids (sans pour autant faire de concession sur la qualité et sur ses capacités de résistance aux chocs) et de la forme de la casquette.

Protections collectives

Un casque ne protège pas de tous les dangers.  La meilleure protection demeure l’évitement des situations à risques, et une bonne formation / information des salariés.

Dans les endroits de l’exploitation ou des chocs sont possibles, il est conseillé de mettre un sticker « attention à la tête » ou « port du casque obligatoire».  Ces zones doivent être identifiées en tenant compte de l’avis des différents opérateurs.

 

Consulter le dossier des normes INRS

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port du casque obligatoire


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