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Ragondins, nuisibles aux récoltes

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Le ragondin est un rongeur identifié comme nuisible pour l'agriculture. Quels dégâts peut-il provoquer? Quelles précautions prendre? Comment lutter contre cet animal afin de protéger ses activités agricoles ? 

Le ragondin (ou myocastor coypus), originaire du Chili, a été  importé en Europe pour sa fourrure au début du siècle. Ce gros rongeur de 70 cm à un mètre et de 6 à 10kg exclusivement herbivore a colonisé aujourd’hui la quasi-totalité du territoire.

Il élit pour domicile les terriers creusés dans les berges de cours d’eau et d’étangs qui risquent ensuite de s’effondrer au passage d’engins agricoles ou de troupeaux. L’animal se nourrit dans les cultures, le maïs constituant un menu de choix pour cet animal vorace.  Hormis l’homme, le ragondin n’a que le renard et le froid (une fragilité qui provient de son origine sud-américaine) comme ennemis naturels.

 

Des dégâts importants

Les dégâts causés par cet animal touchent l’agriculture. Il s’attaque principalement, aux céréales au stade laiteux, au tournesol, aux jeunes pousses de peuplier et aux légumes des cultures maraîchères…Plus encore, il perce des digues, participe à l’écoulement des routes en provoquant peu à peu l’envasement des réseaux de drainage.

Le ragondin a un impact sur l’environnement lorsqu’ il consomme les herbes aquatiques. En effet, il contribue à l’appauvrissement des frayères et augmente la vitesse du courant, modifiant parfois la flore et la faune piscicoles. Enfin, il est porteur de maladies telles que la leptospirose (qui peut provoquer des avortements chez les vaches) ou la douve du foie, sans qu’il soit toutefois prouvé qu’il en soit le vecteur.

 

Nuisible sur l’ensemble du territoire

L’arrêté ministériel du 24/03/2014 classe le ragondin comme nuisible sur l’ensemble du territoire métropolitain et définit les périodes et les modalités de destruction. Outre les modalités de piégeage et de tirs relatifs à ce groupe, le nouvel arrêté préserve les espèces protégées que sont le Vison d'Europe, la loutre d'Europe et le castor d'Eurasie. L'utilisation des cages pièges disposées aux abords des milieux cités ci-dessus devront être équipées de trappes ouvertes d'avril à juillet inclus, afin de permettre aux femelles vison d'Europe de s'échapper.

L’arrêté fixe trois techniques pour lutter contre l’animal : le tir au fusil au titre du gibier surtout en période de grue, le piégeage pour régler les problèmes ponctuels et la lutte par appâts empoisonnés. Elle peut être menée par des particuliers au moyen d’appâts secs contenant 0,002% de scillicoside qu’on peut déposer sur les passages de ragondins. Le piégeage et le tir au fusil sont le plus souvent utilisés par des chasseurs. Plusieurs communes embauchent des piégeurs tout au long de l’année à différentes sections de cours d’eau.

Quand il y a une invasion trop importante comme c’est le cas dans de nombreux départements de l’Ouest et du Sud de la France, la lutte doit être collective. Celle-ci est la plus efficace car les résultats sont visibles rapidement par les agriculteurs.

Dans ce cas, un arrêté préfectoral doit classer les ragondins come nuisibles. La lutte s’effectue au moyen d’appâts de carotte ou de maïs. On peut les disposer sur des radeaux flottants sur les cours d’eau ou les étangs, pour éviter que d’autres animaux y accèdent.

La lutte collective à l’aide d’appâts semble la moins couteuse et la plus efficace de décembre à avril, période où le ragondin dispose d’un garde-manger restreint dans la nature. Les associations intéressées peuvent se procurer les produits anti coagulants autorisés auprès d’organismes comme la protection des Végétaux.  

Reste aussi la clôture électrique posée à une dizaine de centimètre du sol pour empêcher l’accès à une parcelle.

D’après les fédérations, l’état actuel des moyens techniques et financiers utilisés ne permettent pas d’éradiquer complétement ce rongeur. En effet, les poseurs d’appâts, le plus souvent des agriculteurs bénévoles, se lassent.  Et les efforts doivent pourtant être continus, pour éviter une prolifération de l’animal. 



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