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Une thermographie infrarouge pour lutter contre un incendie d’origine électrique

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30% des incendies sur les exploitations agricoles sont d’origine électrique.  La vérification annuelle des installations électriques est donc une sage précaution. 

thermographie pour limiter les incendies

 

Il y a encore mieux : détecter un risque d’incendie en surveillant la température des installations et équipements électriques, c’est ce que propose le procédé technique de la thermographie Infrarouge.  De plus en plus d’exploitations agricoles, sur les conseils de leurs assureurs, perçoivent  l’intérêt de cette technique.

 

Cette technique d’imagerie haute définition (thermogramme) permet d’observer la température d’un équipement ou d’une installation pour y  déceler d’éventuels échauffements anormaux.  Grâce à ce procédé, il n’est plus nécessaire de vérifier manuellement chaque connexion, chaque fusible, sans même savoir s’il y a un défaut.  Ces manipulations sont longues et peuvent aussi occasionner des dégradations.

 

Un contrôle par thermographie infrarouge ne nécessite pas un arrêt de l’équipement.  A l’aide d’une caméra thermique, les rayonnements de chaleur des équipements sont « photographiés » et l’on obtient ainsi une image de la répartition des températures dans l’installation.

 

Ceci permet d’observer les zones présentant anormalement de fortes chaleurs mais aussi de réaliser des comparaisons entre les températures de fonctionnement d’un équipement à l’arrêt et celles générées durant l’activité.  Le but est de déceler des variations excessives de température, pouvant provenir d’une surcharge de câbles ou d’appareils, d’un disjoncteur sous-calibré, de connexions oxydées ou desserrées, ou d’un sertissage défectueux.  

Un contrôle par thermographie infrarouge permet donc de limiter le nombre d’incidents potentiels, non seulement en matière de risque incendie, mais également les dysfonctionnements opérationnels pouvant entraîner un arrêt de production.

Limiter le risque incendie grâce à la thermographie infrarouge

Ce type d’opération doit être réalisé par des professionnels, avec un appareillage adapté.  En matière d’installation électrique, le CNPP (Conseil national de prévention et de protection) a rédigé un document technique (APSAD D19) qui définit les conditions de tenue du diagnostic et la fourniture de déclarations et  rapports de contrôle.  Lorsque ce contrôle a été réalisé en conformité avec ce référentiel, il aboutit à la délivrance d’un certificat Q19, reconnu par les assureurs.  Sa durée de validité est d’une année.

 

L’intérêt de répéter l’exercice régulièrement est de pouvoir mesurer l’évolution d’une anomalie d’un contrôle à l’autre.

Les appareillages de thermographie infrarouge reconnus par l’APSAD respectent les normes NF A 09-400, NF A 09-420 et NF A 09-421.

 

Le budget d’un contrôle par thermographie infrarouge dépend évidemment du ou des équipements à vérifier. C’est un investissement à la charge de l’entreprise, mais l’assureur peut être mis à contribution, via une incitation financière, réduction de la prime ou de la franchise.

 

10 octobre 2013

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