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Le paysage et le paysan

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« Le paysage appartient à celui qui le regarde… » .  En 1993, et déjà Ministre de l’Environnement, Ségolène Royal avait développé son sens de la formule.  Une formule choc qui avait surpris bon nombre d’agriculteurs.  

Mais en ajoutant la seconde partie de la phrase « …il faudra désormais aménager sans détruire », la formule prend un tout autre sens.

 

Madame la ministre avait raison, et ses successeurs et collègues européens l’ont suivi, parfois dans l’excès. 

Depuis 25 ans, des experts en tous genres interviennent pour veiller à la bonne intégration des projets de construction dans leur environnement, emplacements, matériaux, tout est surveillé.  Les représentants d’associations de protection de la nature sont très souvent sollicités.  

 

Idem pour les haies et les plantations d’alignement, au même titre que les boisements linéaires qui sont désormais protégés.  S’il faut en supprimer pour des raisons d’exploitation, une replantation équivalente sera imposée un peu plus loin.

 

Ce n’est jamais par goût que les agriculteurs modifient le paysage. C’est par nécessité économique, pour produire toujours plus efficacement, et pour maintenir leur activité, tout simplement. 

Quelle beauté que les bocages normand et breton, qui ont été façonné par l’homme !  Ils ont beaucoup soufferts depuis 50 ans, mais on y revient heureusement, car leurs bénéfices sont désormais mieux appréciés (préservation de la biodiversité, lutte contre l’érosion, effet de coupe-vent…).

 

Cela fait longtemps que les agriculteurs ne se contentent pas de regarder le paysage, ils en sont des acteurs, par leur présence, leur vitalité, et ils contribuent ainsi à leur protection.  Un paysage sans paysans, cela ne peut pas tenir bien longtemps, ou cela devient un paysage de friches..., abandonné, que personne ne regardera plus, puisqu’il n’y aura plus d’habitants pour le faire fructifier, et les citadins n’y retrouveront plus leurs origines.  

 

Heureusement les agriculteurs ne sont pas défaitistes, ils sont les premiers acteurs de la protection du paysage, par leur travail, et leur implication se renforce, ils ne demandent qu’à y être associés.  Ils ont bien compris que c’est leur intérêt premier de le préserver, pour continuer de le faire fructifier.

 

Les mesures agri-environnementales se sont empilées et renforcées depuis 20 ans, notamment pour les conditions d’octroi de prêts et subventions. 

Tant mieux pour l’environnement, et pour nos paysages, si on n’oublie pas de maintenir l’homme au cœur du processus.  C’est un effort national, finalement bien compris de l’importance du rôle des « paysans ».  Notre « pays » doit leur donner les moyens de tenir ce rôle.

 

Benoit de Fontenay




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