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Prévention des vols de bétail

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Les vols de bétail se multiplient, plusieurs exemples récent en témoignent, en France, en Grande Bretagne (nos amis anglo-saxons parlent de « rural crime ») et, de plus en plus souvent, dans les grands cheptels nord-américains et australien, qui défraient la chronique.  

Prévention vol de bétail risque d'exploitation agricole

 

Au niveau national, on commence à en parler dans les medias, surtout depuis le début de la crise.  Même si le préjudice dépasse rarement la tête de bétail,  les vols sont de plus en plus fréquents, et parfois brutaux (les animaux peuvent être dépecés sur place).  Alors, quelles mesures prendre pour se protéger contre les prédateurs « humains » ?

 

Le contrôle de l’exploitation

La sécurité globale d’une installation étant caractérisée par celui de son maillon le plus faible, faites le tour de votre propriété, en la regardant avec les yeux d’un voleur (particulièrement les zones en bord de route), et repérez les endroits d’où il pourrait opérer le plus facilement.

 

Si vous pouvez, installez les parcs et barrières à bovins loin des routes ou des entrées principales de votre exploitation, et lorsque vous ne les utilisez pas, fermez-les à clef.  Ne laissez pas le bétail dans ces installations, surtout s’il hors de vue de votre habitation principale.

 

Il faut contrôler très régulièrement les prés et les barrières, et spécialement avant et  durant les périodes de ventes.  Cela permet de repérer les pertes éventuelles, pour être en mesure de prévenir les autorités le plus tôt possible, et ainsi avoir une chance de retrouver son bétail avant qu’il ne soit revendu.

 

Vous pouvez passer sur votre propriété à des heures différentes de la journée, ou plusieurs fois par jour.  Si vous passez à une heure régulière, les voleurs peuvent le remarquer et commettre leur délit à une heure où ils pourront agir en toute tranquillité.  Lors de votre passage, il faut laisser des traces de pneus, des preuves qui témoignent de vos passages fréquents.

 

Collaborer avec les voisins

Restez vigilant quant aux personnes et aux véhicules inconnus qui tournent autour de votre propriété.  Relevez leur plaque d’immatriculation en cas de doute.

Si vous avez deux accès ou plus à votre propriété, demandez à vos voisin de surveiller les personnes et véhicules inconnus, et demandez-leur de vous contacter s’ils voient quelqu’un qu’ils ne connaissent pas sur votre terrain.  La plupart du temps, les voleurs sont pris pour des employés chargeant les animaux pour un enlèvement vers l’abattoir ou une vente.   Les voleurs entretiennent volontiers la confusion.

Si vous le pouvez donc, avec les voisins exploitants que vous connaissez bien,  instaurez un code mutuel par lequel chacun se prévient systématiquement et préalablement de tout mouvement  de bétail.  Un simple mail suffit, sans donner plus de détail.  Ainsi, tout mouvement non déclaré deviendra suspect, et déclenchera l’alerte.

Toujours si vous faites confiance à vos voisins, dites-leur quand vous quittez votre exploitation, et indiquez leur où ils peuvent vous joindre en cas de problème.  Vous serez plus vite prévenus, et pourrez peut-être prendre des mesures décisives pour récupérer votre cheptel.

 

Les systèmes de protection

Vous pouvez poser une alarme aux entrées de vos installations.  Il existe également des alarmes pour les clôtures électriques, qui activeront une sirène dans votre maison si la clôture est cassée ou coupée.  Des caméras de vidéosurveillance sont aussi une option, bien évidemment plus onéreuse, mais qui peut être vite rentabilisée si elle vous évite la perte de votre cheptel.

Entretenez vos portails et vos barrières.  Vous pouvez également couvrir les gonds de vos portes et portails, afin qu’ils soient plus durs à forcer ou briser.

 

Le marquage du bétail

Le marquage du bétail est absolument essentiel, et pas uniquement pour des questions de traçabilité. En matière de protection contre le vol, le marquage permet de prouver à qui le troupeau appartient.  Il peut y avoir plusieurs témoins d’un vol, mais s’il ne peut pas être prouvé à qui appartient le bétail, le voleur pourrait ne jamais être poursuivi.  Le marquage peut être réalisé par une étiquette à l’oreille, un tatouage dans l’oreille ou par un marquage cutanée.   Le tatouage dans l’oreille est une manière économique d’identifier le bétail de manière permanente. 

 

Prenez en photo ou en vidéo vos animaux ayant le plus de valeur, avec leur identification clairement visible.

 

Les officiers de polices insistent sur l’importance de l’identification des animaux et des registres de l’exploitation pour tracer le bétail.  Ainsi, veillez à bien tenir un registre, qui indique quels animaux ont été achetés ou vendus, les naissances et les décès, et enregistrez tous ces détails avec les numéros d’identification de votre bétail.

 

Que faire si l’on est victime d’un vol de bétail ?

Malgré les mesures de prévention prises contre le vol de bétail,  vous n’avez malheureusement pas pu l’éviter.

 

Il faut tout d’abord rapporter le crime le plus tôt possible à la gendarmerie ou à la police.  Faites le même si vous ne savez pas exactement combien de bêtes il manque, même si vous pensez que la police ne peut pas faire grand-chose à cause du laps de temps important entre le vol et la découverte de celui-ci.

 

Les officiers de police insistent sur le fait que même si du temps a passé depuis l’évènement, et indépendamment du nombre de bêtes manquantes, il est important qu’ils soient informés du vol.  Il peut y avoir des crimes similaires qui ont été commis dans la même région et sur lesquels on dispose de plus d’informations, ce qui permettrait aux policiers d’identifier le voleur par un travail de recoupement d’indices ou de méthodes de travail.

 

En matière de déclaration du vol, le plus tôt est le mieux.  C’est par ailleurs une obligation si vous avez contracté une assurance.  Les délais sont généralement très courts, 48 heures maximum dès lors que vous avez eu connaissance du vol. 

 

Ne touchez à rien avant que les autorités n’arrivent sur les lieux.  N’amenez pas d’animaux ou de personnes dans ou autour de la zone où s’est produit le vol, et à proximité des entrées qui aurait pu être utilisées par les voleurs.  Il faut en effet identifier le mode opératoire, et relever les éventuelles traces de roues et de pas.

 

Il vous sera également demandé de donner une identification la plus précise possible de votre cheptel : race, âge, sexe, type et numéro d’identification (si possible).  Il faudra également indiquer l’endroit où le troupeau était situé, la date de la dernière fois où vous l’avez contrôlé, et toute autre information pertinente.

 

Il est impossible d’éradiquer totalement le vol de bétail, mais chaque propriétaire devrait faire ce qu’il peut pour empêcher de tels incidents, et faciliter le travail de recherche.  Plus c’est difficile et risqué de voler une première fois, moins les voleurs reviendront pour commettre d’autres délits, chez soi ou dans le voisinage.


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