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Contamination du vin par le TCA

Viticulture
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Il représente le cauchemar du vigneron, que même les plus grands ont expérimenté : déboucher une bouteille de son meilleur cru, pour se rendre compte, devant la grimace de son hôte, que le breuvage servi est imbuvable, du fait d’un goût de moisi très reconnaissable. Une très mauvaise – première – impression !

Le coupable est identifié depuis longtemps, il s’agit du TCA (ou 2,4,6 trichloroanisole), une  molécule véhiculant une très désagréable odeur de vieux carton mouillé et de liège, et qui est susceptible de contaminer les bouteilles bouchées au liège, et dans certains cas, les installations viticoles.  Dans ce dernier cas, le vin est également susceptible d’être contaminé en cours d’élaboration.

 

 

Le TCA est une déviation organoleptique qui n’affecte pas seulement les vins. Sont également concernés, avec une moindre ampleur, l’eau du robinet (toutes les eaux chlorées), la bière, le jus d’orange, l’huile d’olive, et les fruits (y compris le raisin) et légumes.

 

Un vin contaminé devient tout simplement impropre à la consommation, même s’il ne présente pas de risque pour la santé. Du coup, il n’existe pas de norme légale pour un niveau acceptable de Tva dans un vin. Cela n’est pas nécessaire, le marché fait sa loi.

 

Le TCA est une molécule aromatique parmi les plus puissantes présentes dans la nature. Une concentration d’à peine plus de 4 nanogrammes (ppt ou 10-9 ) soit 0,000000004 g par litre suffit à titiller le nez de l’amateur, les papilles plus averties (ou plus sensibles) la reconnaitront dès 1 ppt.  Avec ces proportions, une cuillère à soupe de TCA pur serait susceptible de détruire la production annuelle de vins en France !

 

Depuis une douzaine d’années, les fabriquant de bouchons de liège ont énormément investi pour mettre leur bouchons à l’abri de la maléfique molécule : amélioration des conditions de stockage, traitement des planches par la vapeur, le CO2 ou l’ozone.

 

Quel pourcentage de bouchons est affecté par le TCA ?  Dans les années 1990, on a certainement atteint des sommets aux alentours de 7 à 10%. Grâce aux efforts des bouchonniers, encouragés par la concurrence des bouchons synthétiques et capsules à vis, les chiffres se situent désormais aux alentours de 2 %.

 

Cela reste encore beaucoup ; si les viticulteurs veulent conserver le bouchon de liège pour son inimitable élasticité, ils doivent demeurer vigilants quant au choix de leur fournisseur, et dans leurs chais sur leurs conditions de stockage (au sec et à l’abri des autres odeurs)  avant le bouchonnage.



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