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Fraudes : Labouré-Roi dans le collimateur

Viticulture
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Mi-Juin 2012 : Coup de tonnerre dans le monde viticole français : La vénérable maison de négoce bourguignonne Labouré-Roi, fondée en 1832, serait impliquée dans une vaste affaire de fraudes liée à de nombreuses tricheries portant tant sur les appellations que sur l’étiquetage.

 

 

Trois dirigeants de la société, et le principal œnologue, ont été placés en garde à vue dans les locaux de la section de recherche de la gendarmerie de Dijon.  Plusieurs perquisitions ont été menées à Nuits-Saint-Georges, au siège de Labouré-Roi (3ème producteur de vins bourguignons), ainsi que chez son prestataire informatique. 

 

Le Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne (BIVB) a déclaré dans la foulée, se porter partie civile« au nom de toutes les femmes et tous les hommes qui s’appliquent chaque jour à améliorer la qualité de leurs vins et signent chacune de leurs bouteilles. Ceci afin d’évaluer les faits reprochés à cette entreprise et, par conséquent, le préjudice subi par la filière. »

UFC-Que Choisir et L'Institut National de l'Origine et de la Qualité (INAO) se sont également constituées parties civiles.

 

Ce qui est reproché aux ex-dirigeants

C’est le faible différentiel de manquants qui aurait mis la puce à l’oreille de la Direction de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes. En général ce taux avoisine 2 à 3% de la récolte. Des vins de table auraient donc servi à compléter les pertes. Cette fraude concernerait 500 000 bouteilles. De plus, en cas de rupture de stock de certains vins, l’entreprise changeait les étiquettes de millésime (dans des proportions supérieures aux 15% autorisés) et le tour était joué, 2 millions de bouteilles seraient concernées, la fraude porterait sur 2,7 millions d’euros.

Le 26 mars prochain, les ex-dirigeants et quatre de leurs salariés devaient comparaître devant le TC de Dijon pour répondre des chefs d'accusation de  falsification de boissons, tromperie et tentative de tromperie, publicité mensongère, usurpation d'AOC et infractions douanières.

 

Conséquences économiques

La société COTTIN FRERES, cotée en bourse, a perdu plus de 30% de sa valeur dans les jours qui ont suivi la révélation de l’affaire qui a affecté sa principale filiale. Labourée-Roi n’a finalement pas été trop impactée par ce scandale. Quelques partenaires financiers se sont retirés, mais le chiffre d’affaires de la société, après avoir stagné une année, a repris sa progression.

La société Domaines HM, filiale du groupe Henri Maire, a racheté  Labouré-Roi en 2013, avec son fonds de commerce et sa marque.

 

Pas d’amalgame !

La direction actuelle de Labouré-Roi a indiqué dans un récent communiqué que "les dirigeants, ses salariés et la marque Labouré Roi ne sont pas en cause dans cette affaire et que l'entreprise satisfait aux plus hauts critères de qualité, ayant notamment été renouvelée en mai 2015 dans lesplus hautes classifications de l'agrément IFS/BRC. Il ne doit donc y avoir aucune confusion ni amalgame entre d'une part le groupe Cottin frères (ou ses dirigeants-salariés) qui feraient l'objet d'éventuelles poursuites et, d'autre part, l'actuel exploitant de la marque et du fonds Labouré Roi",

 

 

 



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