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Enquête: Comment les entreprises agroalimentaires perçoivent leurs risques

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Dans un communiqué de presse publié en février 2013, Gras Savoye, premier courtier d’assurances en France, présente les résultats d’une enquête nationale sur la gestion des risques dans les entreprises agroalimentaires. Cette étude a été réalisée en partenariat avec l’ANIA pour « favoriser la  connaissance et le partage d'informations dans le domaine de la gestion des risques, auprès des industriels du secteur ».  

 

Il est important de souligner que cette étude a été réalisée avant le scandale du « horsegate ». 

Déjà à cette époque, la plus grande préoccupation des entreprises de l’agroalimentaire concerne les risques sanitaires: 51% des sociétés pensent y être très exposées. La situation est néanmoins paradoxale: d’un autre côté, ce risque estime être maitrisé à 61%. Ce chiffre est conforté par le nombre de contrôles qui sont opéré dans le secteur: 63% des entreprises interrogées ont effectué un diagnostic de risques dans des deux dernières années, et ce diagnostic remonte à plus de 5 ans pour seulement 3% d’entre elles. Cela s’accorde avec le fait que les exigences réglementaires sont toujours plus strictes à appliquer, avec des sanctions de plus en plus dures, autant de la part des autorités que du public.

 

L’enquête montre également que les risques immatériels (risques d’image et de réputation), ainsi que la responsabilité environnementale, préoccupent moins les industries agroalimentaires, qui estiment pour plus de la moitié d’entre elles, ne pas y être exposés. Cela peut s’expliquer par le fait que les entreprises du secteur agroalimentaire ne pensent pas que ce risque soit de leur ressort: et en effet, un bon tiers estime que ce risque n’est pas du tout maitrisé.

 

Pourtant, c’est un maillon crucial de la chaine de confiance entre l’entreprise et le consommateur. L’exemple du « horsegate » le montre bien: depuis que les médias ont relaté les problèmes de traçabilité dans le secteur de la viande surgelée, les consommateurs sont devenus méfiants.  Les ventes s’en sont immédiatement ressenties, notamment pour les plats surgelés à base de pâtes et de viande, mais également pour toutes sortes de plats cuisinés. Le site lsa-conso.fr explique ainsi que le chiffre d’affaires des plats cuisinés a reculé de 45% la première semaine du scandale, créant ainsi une perte de 300 millions d’euros et de 300 tonnes de produits. Le choc est encore plus flagrant chez les plats cuisinés à base de bœuf: toujours sur cette même période, 30 produits ont vu leurs ventes baisser de 80% !

 

Mais si la crise est négative pour certains, elle aura aussi été positive pour d’autres.  

Effet collatéral et pour le moins surprenant : la vente de viande chevaline a augmenté de 20% dans les semaines suivant le scandale. A force de dire dans les media qu’elle est moins grasse, on peut imaginer que des consommateurs ont voulu essayer.

On a également constaté une hausse des ventes de poulet, ainsi que de pâtes et de sauces tomate. Les petits commerces ont été aussi avantagés: un mois après le début de l’affaire, la Fédération des Artisans Bouchers parle d’une hausse de 10% de ventes de steaks hachés frais. La clientèle des supermarchés a ainsi voulu éviter tous les intermédiaires existant dans la grande distribution: une chaine logistique plus simple et des marges sur le prix moins importantes rendent plus difficile la vente de viande de mauvaise qualité.

Mais si ces scandales sont impressionnants de par leur ampleur et les pertes engrangées dans les semaines qui suivent immédiatement le retentissement médiatique, il est important de souligner, comme le fait remarquer FranceAgriMer, que les effets d’un événement comme celui du horsegate se font généralement ressentir pendant un an au maximum.

 

(*) ANIA : Association  Nationale  des  Industries  Alimentaires



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