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Changement climatique : un rapport confirme les tendances constatées

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Le climat change : les températures sont en hausse, les précipitations s’intensifient ou se raréfient selon les régions…  Avec de fortes implications sur les productions agricoles, nécessitant une anticipation et une gestion des risques.

Selon l’European Environment Agency, la dernière décennie  a été la plus chaude jamais enregistrée en Europe, avec des températures du sol supérieures de 1,3°C à la moyenne de l’ère préindustrielle.  A ce rythme-là, la décision prise- en 2011 à Durban -par la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC ) de maintenir l’élévation de la température moyenne de la planète à moins de 2 °C par rapport au niveau préindustriel  parait bien obsolète.

Forte de ce constat, l’European Environment Agency  a tiré la sonnette d’alarme en dévoilant un rapport sur les changements climatiques, les impacts et la vulnérabilité en Europe; que vous pouvez retrouver ici : rapport sur les changements climatiques, les impacts et la vulnérabilité en Europe. Le constat y est sans appel : les actions menées sont bien insuffisantes, et la température pourrait avoir augmenté bien au-delà de 2°C d’ici 2100. Mais même si la limite des deux degrés préconisée par le sommet de Durban était respectée, des impacts importants seraient à craindre sur l’environnement et la santé humaine.

Petit répertoire de ce que les changements climatiques nous ont fait voir et pourraient nous faire voir dans les prochaines années.

 

Des inégalités entre les territoires

Les coûts causés par les catastrophes naturelles ont augmenté, et ils augmenteront encore.  Les accidents hydrométéorologiques comme les inondations ou les tempêtes représentent deux tiers des coûts dépensés pour les catastrophes naturelles.  Ces coûts ont augmenté depuis les années 80 (ils ont en moyenne été multipliés par deux sur cette période), mais cette augmentation est également due à l’augmentation de la population et des zones d’activité économique et humaine dans les zones à risques. 

Toutes ces dépenses pour réparer, indemniser et se prémunir contre les dommages causés montrent que tous les pays ne sont pas égaux devant les conséquences économiques de ces bouleversements climatiques.  Ces derniers, en s’intensifiant, vont creuser les écarts socio-économiques, mettant toujours plus dans la difficulté les pays pauvres.

 

Un bouleversement des saisons

Nous assistons à un allongement de la saison chaude : le printemps arrive plus tôt, et l’automne plus tard. La faune et la flore s’adaptent comme elles le peuvent à ce changement : on assiste à une migration des animaux vers le nord et des régions de plus haute altitude, ainsi qu’à des naissances de plantes « alien » qui s’adaptent au nouveau climat.

En ce qui concerne l’agriculture, les  zones adaptées à certaines plantations s’étendent vers le nord, ce qui les porte vers des terres moins propices à leur croissance.  A l'inverse dans de grandes parties du sud de l'Europe la productivité des cultures s'en verrait réduite. La floraison et la moisson des céréales sont prématurées et les rendements de certaines cultures sont diminués en raison des vagues de chaleur et des sècheresses.  Face à ces sécheresses, les cultures ont réagi différemment : le rendement du blé a diminué, alors que le maïs (notamment dans le nord de l’Europe) a augmenté.

Outre les changements de températures, les précipitations atmosphériques et la concentration de CO2 affectent également la productivité des cultures.

 

Dans ce schéma, on se rend compte que le nombre de jours annuels avec des températures au-delà de 35°C (et des nuits supérieures à 20°C) augmente fortement.  Ainsi, sur un grand quart Sud-Ouest de la France, ce nombre passe d’une moyenne de 4 jours par an sur la période 1961-1990, à 14 jours en moyenne sur la période  2021-2050. Pour le bassin méditerranéen sur la même base de comparaison, le nombre de jours annuels progresse de 6 jours sur la période 1961-1990 à une fourchette de 20-24 jours par an sur la période 2021-2050.  L’augmentation sur ces deux régions est donc significative.  Le Nord et l’Est de la France, qui, sauf années caniculaires, étaient épargnés par ces phénomènes, vont constater un nombre régulier et croissant de journées très chaudes en été.

 

Inégalités territoriales accrues face aux précipitations

Si le nord verra ses précipitations augmenter et s’intensifier, provoquant des inondations et une érosion avancée du sol, le sud, en revanche, sera soumis à la sécheresse, à des vagues de chaleur plus nombreuses et plus importantes, et à une montée des températures plus sérieuse qu’au nord (bien qu’il fasse plus chaud sur l’ensemble du globe, et que la fréquence et la longueur des vagues de chaleur aient augmenté dans toute l’Europe). Ce manque de précipitations et ces chaleurs entrainent au sud des risques accrus d’incendies (voir cartes ci-dessous).

La fonte des glaciers

La fonte des glaces au Groenland s’est accélérée depuis les années 90, et un record de fonte a été observé lors de l’été 2012. En Arctique, la glace a fondu bien plus vite que ce qui était prévu, et la masse de glace totale sur le globe équivaut désormais à peu près à la moitié de ce qu’elle était dans les années 80. Le manteau neigeux s’est réduit, les glaciers européens ont diminué, et beaucoup de sols gelés se sont réchauffés.

Ainsi, le niveau de la mer monte, ce qui entraine la montée des réseaux d’eau douce, rivières, fleuves… dans le nord, causant des inondations plus fréquentes, notamment en Grande Bretagne. Dans le sud en revanche, le niveau des réseaux d’eau douce a baissé, ce qui rend l’irrigation des cultures de plus en plus difficile.

Le problème de l’irrigation

A cause du changement climatique et de la réduction des capacités d’arrosage, certaines cultures sont devenues plus rentables et d’autres ont perdu en intérêt.  Les évènements climatiques extrêmes comme les sècheresses et les vagues de chaleur ont affecté négativement la production pendant la première décennie du XXIème siècle.   Alors que la demande en eau pour irriguer est démultipliée, on assiste à des restrictions (surtout en période de chaleurs) en termes de volume d’eau à utiliser dans les champs.  Si l’Europe du Sud devrait disposer de moins d’eau pour l’agriculture, les conditions pourraient s’améliorer dans d’autres régions au nord.




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